Ènme, gravure sur bois à plaque perdue, deux couleurs (encre à l’eau + encre typographique)

Ènme, gravure sur bois à plaque perdue, deux couleurs (encre à l’eau + encre typographique)

Devil’s music corner in my workshop

Devil’s music corner in my workshop

DONNE presse à épreuve (à restaurer)

cause double emploi, je donne ma vieille Korab :

Les ressorts ont sauté, elle est réparable si on est bricoleur et équipé, ce qui n’est pas mon cas. Je la donne, gratos amigos (ou si vous avez un blanchet offset ou litho, ça m’intéresse), la seule condition étant de se déplacer chez moi la récupérer (j’habite Bordeaux). Prévoir une bagnole pour la ramener, elle pèse quand même 25/30 kilos à vue de biceps. Bien restaurée, elle peut faire des merveilles, pis elle est quand même jolie quoi. Contactez moi si ça vous branche.

 la presse comme je l’ai récupérée :

après que les ressorts aient sauté, mon bricolage pour maintenir le rouleau en place(j’ai encore les ressorts et les vis d’origine, je donne tout avec)

Inventaire

Du papier, du carton, des planches partout. Un tournevis, une pince, un marteau. Attention les pieds, ma vieille presse par terre va te mâcher tes tendres orteils, puisque tu déambules en tongs dans cet enfer, pauvre folle. De l’encre en pots, en tubes, en bouteilles. Un feutre sale, une presse de relieur, des cartons de 1mm, des cartons de 2mm, des règles, du scotch double-face, de l’essence F, de l’huile de colza. Du talc, des test prints ratés comme s’il en pleuvait. Un tancarville au beau milieu, avec 42 impressions à l’encre typo qui sèchent. Ma table à dessin, à peu près épargnée. Le bureau avec l’ordi, simplement répugnant, couvert de tâches d’un mélange de cendre et de café, de limonade collante, des mouchoirs plein de morve séchée partout. Une bouteille de Cristalline vide, un récipient de cafetière vide, un verre sale, une tasse pas beaucoup plus propre, un petit bidon d’essence à zippo. Une boite de punaises, un paquet de tabac vide, un gros rouleau de sopalin. Un rouleau à encrer propre et en bon état, un autre inutilisable mais joli. Des morceaux de bois pour tester a gravure, des morceaux de lino parce que je déteste jeter ce qui pourrait servir un jour. Des carnets en veux-tu en voilà, un pour dessiner, un pour prendre des notes pour la gravure, un pour prendre des notes pas définitives, un pour dessiner et chercher des idées, un où je note ce que je dois absolument retenir. Des stickers, des recettes de cuisine, des potes à crayons, de l’encre, des pinces à dessin. Des ressorts, des vis, des gouges. Des livres, des fanzines, du buvard. La mini-bibliothèque de Maurice Sendak, l’agenda raturé, l’appareil photo, les câbles USB. Disque dur. Cartes postales. Lettres, feuilles volantes, tickets de caisse en boule. Chutes de carton. ventilateur, piles de livres qui tiennent pas sur les étagères, papier craft, papier de soie. Les lingots et les serrages. Clés de serrage, aimants, petits morceaux de contreplaqué. Cendrier plein. Des raclettes pour l’encre. Des chiffons tâchés d’encre dans tous les coins. Poubelle normale, poubelle à papier. Portant pour des cartons à dessin et du bordel. Cartons à dessin partout. Carton plume, affiches en vrac, caisses de vin, plaques de lino gravées, disques, talons de chéquier, têtes de mort.

J’ai une nouvelle presse. Elle est jolie, elle glisse de façon réjouissante, elle est lourde comme un âne mort, je l’aime. Il me manque juste deux ou trois machins pour la rendre parfaite. J’ai développé en 2 jours une obsession maladives pour les ressorts de torsion. Je cherche partout où il peut y en avoir pour restaurer la pince qui sert à fixer le papier. Vous avez lu « Spirale« , le manga ? Vous voyez de quoi je parle. Il y a des ressorts de torsion dans les pinces à linge, les pinces à dessin, et ce genre de choses. Sachez aussi qu’il n’est pas possible de tordre un ressort à mains nues, du moins un ressort costaud. Il me faut un ressort de torsion oui mais voilà, avec tout de même quelques caractéristiques précises, et ça complique le truc.

Bref. Ma nouvelle presse est fantastique. Mais je crois qu’elle serait encore mieux pour imprimer mes linos avec un blanchet offset. Ou un blanchet litho, d’après ce que j’ai compris ça existe. Mais je ne suis pas le roi du Maroc, et j’ai pas besoin d’une caisse entière de blanchets. Juste UN voire même un demi. Si vous avez des pistes, je suis preneuse. De mon côté je vais voir l’imprimeur mi-aimable du bout de la rue. Inutile de faire péter le décolleté pour draguer un imprimeur : de l’encre sous les ongles suffira. Je vous mets quand même des photos, si y’a pas d’images les gens lisent pas. Ma presse, et la dernière linogravure imprimée avec :

Ma presse. Le plateau pivote  : deux positions, une pour encrer, l’autre (ici en photo) pour guider le papier vers la pince. Je croyais que ça serait du genre mega pratique mais je me suis rendue compte à l’usage que c’était surtout pratique pour me guillotiner. Donc je l’ai démonté.

Premier vrai tirage avec la presse Jud ci dessus : encre typographique sur papier 120gr.  Pour savoir ce que fait un blanchet, regardez cette image : vous voyez les zones où le noir l’a pas l’air d’avoir pris aussi bien ? bah voilà, le blanchet sert à répartir la pression pour avoir des noirs bien réguliers. Ou des jaunes, hin. Bon ceci dit je trouve ça très joli comme ça cette impression, ça colle avec le sujet. Mais pour d’autres j’aimerais tout de même avoir un truc plus régulier.

Linogravure encre typographique à vendre sur Etsy

Le chouette livre des paroles de tonton Jello est sorti ! dedans donc tous les bons mots de tonton, et des tas et des tas d’illustrations par un sacré paquet d’artistes dont mézigue. Pour le pécho, cliquouillez ici …

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My new table top press !

rouleau encreur (inutilisable)

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